Quel manager n’a jamais commis d’erreur de recrutement ? C’est l’une des missions les plus difficiles. C’est aussi l’une des plus importantes, si ce n’est « LA » plus stratégique. Si se tromper fait partie de la vie de l’entreprise, l’essentiel est d’apprendre de ses erreurs et de ne pas commettre deux fois la même erreur. Mais à bien y réfléchir, se tromper en matière de recrutement renvoie à deux situations bien différentes.

On pourra d’abord penser qu’une erreur de recrutement se voit très vite. En période d’essai, on s’aperçoit que l’on s’est trompé ou que l’intégration se passe mal, des problèmes de comportement apparaissent au moment de l’embauche, la nouvelle recrue elle-même est mal dans son poste… Bref : quels qu’en soient les signes, l’erreur est flagrante.

 

Les pires erreurs nivellent l’entreprise par le bas

On a perdu du temps mais, au fond, ce n’est pas si grave. L’erreur étant évidente, elle est vite repérée et corrigée. On met un terme prématuré au contrat de travail et on renouvelle l’opération, en s’efforçant de retenir les raisons pour lesquelles on s’est trompé. Mais le pire en matière de recrutement, c’est l’erreur qui dure et dont on s’accommode en étant finalement moyennement satisfaits. Celle qui conduit à réviser ses espoirs et ses attentes à la baisse ou qui, lorsqu’il s’agit d’évoquer les performances de la recrue, vous inspire une moue dubitative.

De telles embauches nivellent une entreprise par le milieu, voire le bas. Elles ne permettent pas de performer, de sortir du lot, d’être en position de conquête. Elles vous maintiennent dans le ventre mou du peloton. Un recrutement réussi n’est pas une embauche durable : c’est une embauche percutante. C’est une nouvelle recrue qui déplace le centre de gravité de l’entreprise vers plus de succès, plus de performance, plus de résultats.

Recruter c’est investir. On est dans l’humain, dans l’incertain. Il ne faut pourtant surtout pas renoncer à être exigeant mais, selon le prestataire choisi, c’est hasardeux… ou judicieux.