Pourquoi utiliser des « tests de logique » lors d’un recrutement ?

À quoi est-ce utile ? Cette pratique est-elle bien logique ?
Notamment quand les candidats ont réussi des études supérieures !

On peut légitimement s’interroger sur l’utilité des tests de logique en matière de recrutement. Les études réussies par les candidats ne suffiraient-elles pas à démontrer leurs capacités intellectuelles ?

Apporter une réponse valide à ces interrogations suppose dans un premier temps d’ausculter les tests les plus répandus.

Chacun connaît le contenu type des tests de logique : séries de chiffres ou de lettres à prolonger ou corriger, des figures géométriques à compléter, des mots à opposer ou associer… Chacun en a vu, et souvent s’est étonné : quel esprit malade a bien pu échafauder des problématiques aussi tordues, quel pervers ? Et quelle pourrait bien être l’utilité, dans un poste à responsabilités, face à des problèmes effectifs, de la capacité à démêler des énigmes aussi spéculatives, biscornues, abstraites ?

Toutes ces interrogations se ramènent en définitive à la même question : que mesurent les tests de logique ? L’intelligence ? Pourquoi pas. Mais il resterait encore à se mettre d’accord sur la définition de du mot intelligence. Ils mesurent la logique alors ? C’est bien ce qu’affirme l’expression « tests de logique », en effet. Mais une précision s’impose : il ne s’agit pas de savoir si le candidat est logique, mais de mesurer sa capacité à identifier et comprendre des logiques qui lui sont extérieures, voire étrangères, si tarabiscotées soient-elles. Certains sont capables de constructions conceptuelles admirables, d’échafaudages intellectuels vertigineux, mais ils échoueront pourtant aux tests de logique communs, même les plus simples. Aussi doués soient-ils pour conceptualiser des systèmes complexes, ils restent incapables de comprendre – de prendre en compte – une logique qui leur est extérieure, une réalité qui a sa logique propre, et d’adapter leurs décisions et comportements à celle-ci.

Au final, les tests de logique sont plutôt des tests d’adaptabilité intellectuelle. L’adaptabilité intellectuelle permet de comprendre des logiques différentes : la logique d’un langage informatique par exemple, ou d’un produit très technique, celle encore d’un dispositif législatif ou d’un tableau complexe, mais aussi la logique d’un interlocuteur, d’un prospect, d’un client, d’un collaborateur, d’un fournisseur…, une logique il est vrai parfois difficilement déchiffrable, déroutante, tordue… bref, humaine.

On comprend mieux ainsi l’utilité de ces tests dits « de logique ». On peut l’affirmer, les résultats de ces tests permettent un pronostic assez fiable de la capacité à apprendre, plus fiable que les diplômes obtenus. En effet, hors du parcours scolaire, apprendre, c’est avant tout comprendre, c’est-à-dire, s’approprier une nouvelle logique, un langage. Les résultats de ces tests seront donc plus importants si la personne avait beaucoup à découvrir et apprendre dans le poste à pourvoir, si elle devait y assimiler des techniques inconnues, mais aussi interagir avec un nouveau milieu, des interlocuteurs d’une autre culture…

Vous avez compris ? Vraiment compris ? Alors, pas de doutes, vos résultats à des tests de logique seront bons.

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